Paris vu par Germaine Lacaze : hommage (1908-1994)

Exposition

Mise à jour le 05/02/2026

Exposition de Germaine Lacaze
Cette exposition révèle la permanence du paysage parisien dans l’inspiration picturale de Germaine Lacaze (1908-1994) dès ses années aux Beaux-arts de Paris, et ce, avec plusieurs techniques.
L'exposition met en lumière la relation intime que Germaine Lacaze a tissée, avec le paysage parisien, tout au long de son parcours artistique. Arrivée à Paris en 1917-1918 avec ses parents, la jeune bordelaise née au Bouscat le 20 décembre 1908, découvre une ville qui deviendra sa principale source d'inspiration. Elle y reçoit une formation artistique solide auprès de Lucien Simon à l'École des Beaux-Arts de Paris, puis d'Othon Friesz à l'Académie de la Grande Chaumière. Ces années d'apprentissage marquent le début de sa fascination pour le paysage urbain parisien.
Installée dès 1934 dans son atelier du 115 rue Notre-Dame-des-Champs, au cœur de Montparnasse, Germaine Lacaze y travaillera pendant quarante ans, jusqu'en 1974. C'est depuis cet atelier qu'elle capte les atmosphères changeantes de la ville, développant un regard singulier de peintre figurative néo-fauviste sur les scènes quotidiennes parisiennes.
Parallèlement, elle mène une carrière d'enseignante au lycée Paul-Bert de 1944 à 1972, tout en exposant régulièrement dans les grands salons parisiens. Elle devient sociétaire du Salon d'Automne en 1957, puis de la Société nationale des beaux-arts en 1960, s'affirmant progressivement comme une figure de l'École de Paris de la seconde génération.
La critique et historienne d'art Lydia Harambourg l'a qualifiée de « peintre de l'Arcadie moderne », soulignant cette capacité à transformer les paysages urbains en scènes empreintes de poésie et de sérénité.

Une peintre de la lumière et des atmosphères

L'exposition révèle cette attention aux effets de lumière qui caractérise le travail de Germaine Lacaze. Les jardins du Luxembourg, les quais de Seine et les trottoirs animés sont représentés sous la neige, la pluie, le soleil ou la nuit, témoignant d'une sensibilité remarquable aux variations atmosphériques de la capitale.
Cette rétrospective permet de découvrir une artiste qui a su rester fidèle à une tradition picturale figurative, en marge des abstractions dominantes de l'après-guerre, tout en développant un langage personnel et cohérent.
Venir à l'exposition
Du 14 février au 7 mars
Salon du Vieux Colombier - Mairie du 6ᵉ

- 10h30 à 17h : du lundi au vendredi
- 10h30 à 19h : le jeudi
- 10h à 12h : le samedi