Adrien Goetz : "Le 6ᵉ, c’est un trésor qu’on ne trouve nulle part ailleurs"
Mise à jour le 29/10/2026
À la veille de la rentrée solennelle de l’Institut de France le mardi 20 octobre, Adrien Goetz, Membre de l'Académie des Beaux-Arts et fidèle du 6ᵉ, nous a confié ses adresses secrètes tout en présentant son dernier livre : Les Trois Hortense.
Sous la Coupole, la rentrée a eu lieu ce mardi 20 octobre. Les cinq Académies de l’Institut de France prendront la parole autour d’un thème : les 400 ans de la Marine. Parmi les voix attendues, celle d’un amoureux du 6ᵉ : Adrien Goetz, membre de l’Académie des Beaux-Arts, directeur de la rédaction de Grande Galerie, le Journal du Louvre et directeur de la Bibliothèque et Villa Marmottan. Avant de monter à la tribune, il a pris le temps de répondre à nos questions.
Que fait l’Académie des Beaux-Arts en 2026 ?
"Elle est très dynamique ! Elle protège un patrimoine exceptionnel, dont la maison de Claude Monet à Giverny, la plus célèbre. Mais elle soutient aussi la jeune création : prix, bourses, résidences… Nous comptons près d’une trentaine de résidences d’artistes en ce moment, et plus d’un million d’euros d’aides ont été versés l’an dernier. C’est un engagement essentiel pour défendre les artistes d’aujourd’hui : musiciens, peintres, architectes."
Quel est votre trésor caché du 6ᵉ ?
"Le 6ᵉ regorge de librairies et de galeries. J’ai un faible pour la Galerie Documents 15, rue de l’Échaudé. Chaque mois, de nouvelles expositions de graveurs contemporains qui viennent parler de leur travail : lithographie, gravure, paysages… On y voit par exemple les gravures d’Érik Desmazières. C’est une activité discrète, mais fondamentale, que l’on ne trouverait nulle part ailleurs que dans notre 6ᵉ."
Parlez-nous de votre dernier livre, Les Trois Hortense
"Mes trois héroïnes partagent un prénom. Il y a la reine Hortense, belle-fille de Napoléon, épouse de Louis Bonaparte, roi de Hollande. Puis Hortense Cornu, grande figure intellectuelle du Second Empire. Et enfin Hortense Haffner, que j’ai inventée et qui conduit le lecteur jusqu’à la Commune de Paris.
Ce sont des femmes résistantes, stratèges, engagées, qui veulent exister par elles-mêmes dans un XIXe siècle dominé par les hommes. Leurs vies sont très réelles, historiques, mais aussi un peu fantasmées.
Et le 6e n’est jamais loin ! Hortense Cornu, mon Hortense numéro 2, était l’épouse d’un peintre qui a exercé son talent sur des décors religieux, notamment ceux de l’église Saint-Germain-des-Prés. Quand je vois ces restaurations, il y a bien sûr les peintures du célèbre Hippolyte Flandrin, mais celles de Sébastien Cornu retrouvent aussi toute leur splendeur. Tout nous ramène, encore une fois, à notre 6ᵉ arrondissement."
